Sorties mémorielles en VTT au départ de Grand-Champ

A la recherche d’activités pour des adolescents de 12 à 17 ans durant l’été, M. Yves Bleunven, maire de Grand-Champ, et le service jeunesse de la commune ont sollicité la section locale de l’UNACITA et le comité Auray-Pluvigner du Souvenir Français, dont la commune est désormais partenaire, pour proposer en juillet et août des sorties de en VTT (à assistance électrique) à caractère mémoriel. C’est avec enthousiasme que Thierry Le Mao, président de l’UNACITA, et Didier Roze, président du Souvenir Français, ont préparé deux sorties un peu physiques, surtout mémorielles et pédagogiques, pour sensibiliser les jeunes au « devoir d’histoire et au travail de mémoire ».

Jeudi 29 juillet : sur les traces du 1er bataillon FFI

Cette première sortie de 35 km, en chemins variés, avait pour objet de conduire les ados (6 seulement) sur les lieux de mémoire autour de Grand-Champ. Ils ont ainsi découvert en forêt de Kerret la chapelle  N.D. du Cloître, qui fut le PC du 1er Bataillon FFI, incendié par les nazis lorsqu’ils ont investi les lieux… sans y trouver les résistants qui avaient devancé l’opération d’encerclement. Occasion d’évoquer la Résistance, les motivations et les actions de ces hommes et femmes prêts au sacrifice de leur vie pour défendre la Liberté.

Devant la chapelle reconstruite par des bénévoles

Devant la chapelle reconstruite par des bénévoles

Le circuit s’est poursuivi dans le bois de Coët-Kermeno au mémorial de Botségalo en Colpo, lieu d’exécution sommaire d’une trentaine de résistants. Un moment de recueillement a été ponctué du Chant des Partisans a capella, d’une minute de silence et de la Marseillaise chantée en chœur.

Un instant solennel dans ce lieu chargé d’une histoire bien lourde (cérémonie du 17 juillet 2019)

Un instant solennel dans ce lieu chargé d’une histoire bien lourde (cérémonie du 17 juillet 2019)

Enfin pour conclure le circuit dans le centre de la ville, une halte a été faite devant la stèle érigée en souvenir de l’équipage du bombardier britannique Wellington BJ-768 tombé à Lesranigo le 8 novembre 1942, avant de prendre le temps d’évoquer au monument aux morts communal la mémoire des 219 grégamistes morts pour la France au cours des conflits du 20e siècle. Moment de  recueillement, minute de silence et Marseillaise chantée en chœur.

La journée s’est terminée avec la présentation de l’exposition sur le 1er Bataillon FFI empruntée à l’ONAC lors d’un pot clôturant la journée en présence du maire, d’une conseillère départementale, d’élus, de parents, d’anciens combattants et de personnes âgées au village intergénérationnel de Grand-Champ. Ce fut une occasion de communiquer sur les missions et actions du Souvenir Français… et de faire 3 recrutements.

Jeudi 19 août : les lieux de mémoire de Sainte-Anne d’Auray

Pour cette deuxième sortie de 35 km en VTT, le circuit au départ de Grand-Champ évitait les grands axes pour serpenter entre les champs via Mériadec avant une arrivée à la nécropole nationale de Sainte-Anne d’Auray. Huit ados étaient inscrits, dont 4 avaient participé à la première sortie.

Mme Anne Geslin, directrice de l’ONACVG du Morbihan, a présenté ce site, seul cimetière militaire de Bretagne, avec un parcours mémoriel au milieu des 2 106 sépultures des morts pour la France de quatre conflits : 1870-1871, 1914-19188, 1939-1945 et Indochine. La forme interactive proposée a bien plu à ces jeunes en ce lieu potentiellement austère.

Une visite au contenu original dans ce lieu de mémoire trop peu connu (1)

Une visite au contenu original dans ce lieu de mémoire trop peu connu (1)

Une visite au contenu original dans ce lieu de mémoire trop peu connu (2)

Une visite au contenu original dans ce lieu de mémoire trop peu connu (2)

Après le pique-nique dans les jardins du Mémorial, Didier Roze, également trésorier de l’association « Les Amis du Mémorial » a présenté ce monument également unique en Bretagne, son histoire, son architecture, le Mur du Souvenir et les autres monuments de mémoire.

Photo souvenir devant le mémorial

Photo souvenir devant le mémorial

De retour à Grand-Champ dans les locaux de l’Unacita pour le goûter, les ados ont pu également examiner les panneaux retraçant les combats du 1er  bataillon FFI de juin à août 1944.

Après l’effort le réconfort

Après l’effort le réconfort

Ces deux sorties ont été appréciées et cette première appelle certainement de nouvelles éditions.

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Cérémonies en mai, juin et juillet 2021

Si les restrictions sanitaires ont encore restreint les possibilités de participation, le comité a néanmoins pu être représenté à quelques cérémonies en mai, juin et juillet 2021.

27 mai : Journée nationale de la résistance à Vannes

Le Président du comité, membre du bureau du Comité de liaison du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), était maître de cérémonie pour la remise des prix au Plateau de la Garenne à Vannes. Cérémonie en comité très restreint, puisque seuls les lauréats des premiers prix « devoirs individuels », et 4 représentants au maximum pour les premiers prix des « devoirs collectifs », avaient été conviés  à cette matinée.

Mais ils ont eu l’honneur de la présence de hautes autorités départementales, puis de participer activement à la cérémonie officielle au monument aux morts avec des lectures, en chantant le « Chant des Partisans » et en accompagnant les autorités pour le dépôt de gerbes.

Remise des prix du CNRD et cérémonie à Vannes

Remise des prix du CNRD et cérémonie à Vannes

27 mai : Journée nationale de la résistance à Auray

La jauge réduite à 10 personnes n’autorisait aucun public et qu’une participation des plus réduites. Mais le comité était représenté par un Alréen, le Lieutenant-colonel (ER) Jean-Claude CHAUMONT, et son petit-fils Alexandre MAGNE, qui portait pour la première fois un drapeau lors d’une cérémonie. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agissait de celui d’une compagnie FFI autonome, drapeau conservé par un ancien résistant, l’arrière-grand-père de notre jeune adhérent de 15 ans, et qui sera confié prochainement au musée de la Résistance de Saint-Marcel.

Première cérémonie pour Alexandre Margne (à droite)

Première cérémonie pour Alexandre Margne (à droite)

8 juin : Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France en Indochine à Lauzach et report au 10 septembre

Ce 8 juin 2021 devait être le grand jour de l’inauguration du Mémorial de Lauzach rénové pour le 20e anniversaire de sa création, en présence du Président général du Souvenir Français. Malheureusement, la jauge toujours réduite n’a pas permis la participation attendue.

Mais notre Délégué général souhaite voir un maximum d’adhérents du Souvenir Français dans le Morbihan se retrouver le 10 septembre prochain à Lauzach pour y célébrer officiellement le 20e anniversaire de la construction de notre Mémorial en souvenir des Morbihannais Morts pour la France en Indochine et Corée. Le rendez-vous est pris.

Appel du 18-Juin à Auray

Pour la journée nationale commémorative  de l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi, la jauge était relevée mais encore réduite à 50 personnes.

Accompagné par son grand-père, Alexandre MAGNE, officiait une nouvelle fois mais en portant pour sa première sortie le drapeau de la section morbihannaise de l’Union Nationale des Officiers de Réserve (UNOR), en présence du président de la section, le Colonel (ER) ROUX.

Lecture du message du Gouvernement par Mme Claire Masson, maire d’Auray (1)

Lecture du message du Gouvernement par Mme Claire Masson, maire d’Auray (1)

Lecture du message du Gouvernement par Mme Claire Masson, maire d’Auray ( 2)

Lecture du message du Gouvernement par Mme Claire Masson, maire d’Auray ( 2)

2 juillet : cérémonie mémorielle à Sainte-Anne d’Auray pour la clôture du concours scolaire

Le comité avait une responsabilité importante pour la préparation et le bon déroulement de la cérémonie réunissant 400 élèves de CE2-CM1-CM2 au Mémorial pour la cérémonie présidée par le directeur de cabinet du préfet. Un grand merci à la dizaine de fidèles adhérents qui ont œuvré pour sa réussite.

Arrivée des autorités devant le Mémorial de Sainte-Anne d'Auray

Arrivée des autorités devant le Mémorial de Sainte-Anne d’Auray

13 juillet : cérémonie au fort de Penthièvre en mémoire des martyrs de la résistance

Comme chaque année, le comité était présent pour la cérémonie d’hommage aux victimes de la barbarie nazie au fort de Penthièvre, lieu d’exécution de dizaines de résistants, torturés dans les geôles de Locminé et de Vannes avant d’être fusillés, parfois sans jugement.

Parmi les 59 noms cités, celui d’un soldat FFI né à Pluvigner, Jean TRÉHIN, âgé de 31 ans, forestier à Locmaria en Landévant. Arrêté à Kerdutel à Pluvigner, le mercredi 26 avril 1944 au retour d’une mission, il fut interné dans les sous-sols de l’école des filles de Locminé, siège de la Gestapo. Pendant près d’un mois, il fut soumis chaque jour à des tortures jusqu’a le rendre méconnaissable. Transféré au Fort de Penthièvre, il fut fusillé le mardi 23 mai 1944 à 08 h 30 et son corps jeté avec ceux d’une cinquantaine d’autres patriotes dans une galerie souterraine d’une trentaine de mètres creusée à cet effet.

Cérémonie 2021à Penthièvre

Cérémonie 2021à Penthièvre

notre autre jeune porte-drapeau suppléant, Laouen THOMAS

notre autre jeune porte-drapeau suppléant, Laouen THOMAS

Première cérémonie à Penthièvre pour notre autre jeune porte-drapeau suppléant, Laouen THOMAS, très impressionné par le drame évoqué en ce lieu pourtant si beau, entre mer et ciel bleus.

14 juillet : Fête nationale à Pluvigner

Contrairement à 2020, la célébration de la fête nationale a été plus conforme aux us antérieurs à Pluvigner avec le dépôt de gerbe à la stèle du centre de secours, le défilé dans les rues jusqu’à la stèle FFI cantonale pour le dépôt de gerbe Place Mainlièvre, puis la cérémonie Place ND des Orties. Et retour à la mairie en cortège avant la remise de galons aux pompiers promus, au premier rang desquels le commandant (honoraire) Daniel LE DORZE, ancien chef de centre désormais retraité.

Dépôts de gerbe au centre de secours

Dépôts de gerbe au centre de secours

Dépôts de gerbe à la stèle FFI avec les élus du Conseil municipal des enfants

Dépôts de gerbe à la stèle FFI avec les élus du Conseil municipal des enfants

Nos deux jeunes porte-drapeaux, Lucie Potel et Laouen Thomas, étaient présents aux côtés de ceux de l’UNACITA et des pompiers.

Le Commandant (honoraire) Le Dorze reçoit ses galons

Le Commandant (honoraire) Le Dorze reçoit ses galons

….et la relève est assurée

….et la relève est assurée

 

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Concours scolaire : Ste-Anne de Bieuzy-Lanvaux récompensée

Interrompu en 2020 pour cause de confinement « COVID19 », le concours scolaire du Souvenir Français a pu être mené à son terme en 2021, avec le même sujet : « Les Femmes dans la Première Guerre mondiale ».

13 écoles ont déposé leur dossier et 8 ont concouru pour le classement départemental. Ce fut une rude tâche pour les 9 membres du jury (Souvenir Français, ONACVG, DSDEN56 et DDEC56, UNACITA), tous siégeant pour la première fois, que de départager ces dossiers.

Habituée du podium, la classe de CM2 de l’école Sainte-Anne de Bieuzy-Lanvaux a manqué de peu la plus haute marche mais elle a été bien récompensée par le comité Auray-Pluvigner. En effet,  le vendredi 25 juin matin, une première remise de prix s’est déroulée dans la salle des mariages de la mairie de Pluvigner, en présence de Mesdames Sylvie Ollivier, 1ère adjointe, et Viviane Le Goueff, adjointe aux affaires scolaires, mais aussi de  M. Laurent Moutard, Inspecteur de l’Éducation nationale du Morbihan, et de M. Christian Hurault, responsable de secteur de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique. Les élèves, comme Madame Hélène Nizan, directrice et enseignante de la classe de CM2, ont été chaudement félicité pour leur engagement et le remarquable document produit.

Remise des prix en mairie de Pluvigner

Remise des prix en mairie de Pluvigner

Puis, pour les récompenser de leur belle participation, le comité a offert aux élèves une sortie instructive sur le site du Bégo à Plouharnel. Les enfants ont pu visiter le bunker aménagé en musée par le Liberty Breizh Memory Group. Puis, après le pique-nique, ils ont poursuivi avec la visite de la lande à la découverte des installations de la batterie côtière du Mur de l’Atlantique, occasion d’appréhender l’histoire de la Bretagne durant l’Occupation, en évoquant la mémoire des FFI qui ont gardé la poche de Lorient jusqu’au 10 mai 1945.

La visite du bunker du Bégo à Plouharnel

La visite du bunker du Bégo à Plouharnel

Un des nombreux bunkers construits par l’Organisation Todt

Un des nombreux bunkers construits par l’Organisation Todt

La photo souvenir à Plouharnel

La photo souvenir à Plouharnel

Un goûter a été offert avant de reprendre le car pour clore une journée pédagogique bien remplie.

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Ouest-France : Pluvigner. Les élèves de Sainte-Anne visitent le site du Bégo.

Ouest-France. Juillet 2021

Ouest-France. Juillet 2021

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Ouest-France 14/05/2021 : Pluvigner, le Souvenir français poursuit ses activités

Article Ouest-France 14/05/202

Pluvigner. Le Souvenir français poursuit ses activités

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Concours scolaire : l’école Ste-Anne de Bieuzy-Lanvaux en route pour le jury départemental

A la date limite prévue par le règlement, soit le 2 avril 2021, la classe de CM1-CM2 d’Hélène Nizan, directrice de l’école Ste-Anne de Bieuzy-Lanvaux a remis au président du comité Auray-Pluvigner le document produit par ses élèves.

Couverture

Couverture

Sommaire

Sommaire

La couverture et le sommaire

Orné d’une couverture sculptée par un papa, le dossier expose de façon synthétique le rôle des femmes dans la Grande Guerre, en balayant la vie quotidienne des femmes de soldats, mères et épouses restées seules pour gérer « la base arrière », le travail à la maison, aux champs et dans les usines…, le réconfort apporté par infirmières et marraines de guerre, sans oublier les femmes engagées dans la résistance et l’espionnage.

Dessin 2

Dessin 2

Dessin 1

Dessin 1

De nombreux dessins et illustrations bien choisis

Avec le souci du respect du format imposé (25 pages), les enfants ont composé un très beau document, fruit d’un travail certain en classe, et de recherches approfondies, notamment grâce à l’aide de Pluvigner-Patrimoines (avec une visite aux archives départementales du Morbihan). 

Une page parmi d'autres

Une page parmi d’autres

Bien illustré, avec des images d’époque et des dessins, ce document est surtout riche des commentaires rédigés par les enfants, qu’ils ont pris le soin d’écrire eux-mêmes et plus encore de lire dans un document vidéo joint au dossier sur une clef USB. Quant au message de Paix, c’est une belle guirlande de colombes porteuses des vœux de chaque élève : une idée encore très originale, pour parachever ce bel exercice.

Échange de correspondances

Échange de correspondances

Sans aucun doute, les enfants ont découvert beaucoup de choses sur la dure vie de leurs arrière-arrière-grands-mères, qui ont fait « tourner » la France, l’ont parfois payé de leur vie, de maladie ou d’épuisement voire devant un peloton d’exécution pour des espionnes, mais n’ont pas eu la reconnaissance de leur dévouement : ni le droit de vote (accordé seulement en 1945 sur proposition du Général De Gaulle) ni le nom sur les monuments aux morts pour les anonymes… Tel était le premier but du concours : transmettre le flambeau du souvenir aux générations successives en leur inculquant, par la connaissance de l’histoire, le sens du devoir, l’amour de la patrie et le respect de ses valeurs.

Désormais en lice pour le classement départemental, souhaitons à ces jeunes Pluvignois de figurer en bonne place sur le podium, comme les années précédentes. Mais si la concurrence sera rude, comme l’atteste déjà le dossier très original remis par la classe de St-Melec de Plumelec, l’essentiel n’est-il pas de participer ?

La concurrence sera rude

La concurrence sera rude

Verdict le 2 juillet prochain, lors de la grande journée mémorielle à Vannes et Sainte-Anne d’Auray. D’ici là, le comité récompensera les élèves, en présence de Madame Diane Hingray, maire de Pluvigner et d’autres autorités, à l’occasion d’une cérémonie et par une visite… surprise !

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23 janvier 2021 : le Souvenir Français entretient la mémoire du B-17 « Beats Me !? »

Samedi 23 janvier 2021, en dépit des mesures sanitaires à respecter, une petite délégation du comité Auray-Pluvigner du Souvenir Français, conduite par son président Didier ROZE, ainsi que M. François GICQUEL et Laurent BAYEUL, respectivement présidents de la section UNACITA de Pluvigner et de l’Amicale Militaire du Loch de Brandivy, venus avec leurs porte-drapeaux, ont honoré la mémoire des 7 aviateurs du bombardier B-17 « Beats Me !?  », tombé dans la forêt de Kéronic entre Camors et Pluvigner il y a 78 ans, le 23 janvier 1943.

Le B-17 « Beats Me !? »

Le B-17 « Beats Me !? »

Au cours d’une brève cérémonie, au square du Souvenir Français au bourg de Pluvigner ont été lus les noms de ces jeunes Américains morts pour la liberté de notre pays occupé par l’Allemagne nazie :

  • Lieutenant Joseph HAAS, pilote, mort aux commandes de l’avion
  • Sous-lieutenant Roy. W. CHRISTIANSON, copilote, retrouvé sans parachute à 100 m de l’avion sur un tas de pierres
  • Sergent-chef Antone PACHECO, mécanicien,
  • Sergent Pete SORIA, mitrailleur de tourelle ventrale,
  • Sergent John H. SHERMAN, mitrailleur latéral droit, éjecté de l’avion lorsqu’il a basculé sur l’aile après avoir été touchée par une bombe amie ; il a été tué par des soldats allemands alors qu’il tombait en parachute dans la ria d’Etel ;
  • Sergent Jerry DOBBINS, mitrailleur latéral gauche,
  • Sergent Wayne O. STEVENS, mitrailleur de queue, probablement tué par la bombe amie qui a détruit une grande partie de l’empennage et mis l’avion en perdition, le livrant un peu plus tard au feu de deux chasseurs Focke-Wolfe 190.
L’équipage du « Beats Me !? »

L’équipage du « Beats Me !? »

 Le dépôt de gerbe fut suivi de la sonnerie aux morts, de la minute de silence et des hymnes nationaux de nos deux nations.

Cérémonie à Pluvigner

Cérémonie à Pluvigner

Le dispositif s’est déplacé ensuite au Mané-Ihuel en Camors, près du lieu du crash, pour un hommage à l’endroit où a été retrouvé le corps du copilote, site entretenu avec dévotion par quelques adhérents du comité. Le même cérémonial fut respecté, avec les sonneries jouées au bugle par le musicien de la « Clique du SF », Gilles LEMOINE.

Cérémonie à Camors

Cérémonie à Camors

 Ce fut un bref mais émouvant moment de mémoire, car il est essentiel de ne pas oublier : « A nous le Souvenir, à Eux l’Eternité », telle est en effet la devise du Souvenir Français. Et nos amis américains, qui sont venus à 23 en juin 2018, sont heureux de recevoir chaque année des photos des cérémonies organisées par le comité le 23 janvier et par la municipalité le 8-Mai.


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28 janvier : une date doublement historique

Il y a 150 ans, le 28 janvier 1871, l‘armistice franco-allemand était conclu entre le Gouvernement de la Défense nationale et le gouvernement impérial allemand, mettant fin aux combats de la guerre franco-allemande de 1870.

Allégorie de la France signant l'Armistice (Gravure de l'Illustration du 11 mars 1871)

Allégorie de la France signant l’Armistice (Gravure de l’Illustration du 11 mars 1871)

En effet, après les dernières tentatives pour forcer le siège de Paris et les échecs des armées de la Loire, du Nord et de l’Est, la situation de la France parait désespérée.  Le 23 janvier, Jules Favre, ministre des Affaires étrangères du Gouvernement de la Défense nationale, rencontre le chancelier allemand Bismarck à Versailles. Les exigences allemandes sont importantes mais le 25, le gouvernement français donne son accord sur les conditions de l’armistice, signé par Jules Favre le 26, et officialisé par le Journal officiel le 28.

Le traité de Francfort, qui mettra un terme définitif à la guerre, est signé le 10 mai 1871 : la France perd l’Alsace (moins Belfort), ainsi qu’une partie de la Lorraine.

La perte de l’ « Alsace-Lorraine »

La perte de l’ « Alsace-Lorraine »


Le conflit a fait 139 000 morts dans le camp français (au combat ou de maladie), et 51 000 du côté allemand.

N’oublions pas les quelque 509 000 combattants français prisonniers, dont 420 000 détenus en Allemagne, 4 000 internés en Belgique et 85 000 en Suisse. La plupart des prisonniers français restèrent captifs en Allemagne de 2 à 10 mois, certains ne revenant que plusieurs mois après la fin de la guerre et le traité de paix. 18 000 prisonniers français morts dans les camps sont enterrés en Allemagne.

Ces soldats sont « Morts pour la Patrie » puisque la mention honorifique posthume « Mort pour la France », reconnaissant son sacrifice au service de la France, n’a été instituée par la loi que le 2 juillet 1915 avec effet rétroactif à compter du 2 août 1914, date du début de la 1ère  guerre mondiale.

Par ailleurs, ce n’est que le 28 janvier 1921, il y a donc 100 ans aujourd’hui, que le Soldat Inconnu rejoignait sa dernière demeure sous l’Arc de Triomphe.

Rappelons en effet que si le cercueil, choisi par le soldat Auguste THIN le 10 novembre 1920 dans la citadelle de Verdun, qui fait une entrée solennelle sous l’Arc de triomphe à Paris, le 11 novembre 1920, placé sur la prolonge d’artillerie d’un canon de 155, mais n’est mis en terre que le 28 janvier 1921, en présence des autorités civiles et militaires, dont les maréchaux qui se sont illustrés lors de la Première Guerre mondiale (Foch, Joffre et Pétain). Sont également présents : le ministre belge des Affaires étrangères, Henri Jaspar, le Premier ministre britannique, David Lloyd George, et un représentant du Portugal. À 8h30 du matin, les troupes présentent les armes. Le ministre de la Guerre, Louis Barthou, s’incline devant le cercueil et déclame : « Au nom de la France pieusement reconnaissante et unanime, je salue le Soldat inconnu qui est mort pour elle ».

 

 

Inhumation solennelle du Soldat inconnu, le 28 janvier 1871

Inhumation solennelle du Soldat inconnu, le 28 janvier 1871

Les sept autres dépouilles non choisies lors de la cérémonie du 10 novembre 1920 reposent au cimetière militaire du Faubourg Pavé, près de Verdun, dans le « Carré des sept inconnus », entretenu par le Souvenir Français.

Le carré des 7 inconnus

Le carré des 7 inconnus

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Devoir d’histoire et travail de mémoire : des collégiens à la recherche des Poilus

Dans le cadre de l’offre pédagogique sous l’égide de Conseil départemental du Morbihan, le Souvenir Français propose des interventions dans les collèges publics et privés du département sur le thème du  « devoir d’histoire et travail de mémoire ».

Des élèves très vite passionnés par les éléments recueillis en quelques clics sur un ancêtre jusqu'alors inconnu

Ainsi, une trentaine d’élèves du collège Jules Simon de Vannes  a pu s’initier le 10 décembre à la recherche sur Internet des éléments relatifs à un ancêtre, un ancien élève du collège ou toute autre personne choisie par eux : état-civil (naissance, mariage…), fiche matricule, historique du ou des régiments dans lequel a servi le Poilu, et pour les  « Morts pour la France », fiche « Mémoire des Hommes », lieu de sépulture, inscription du nom sur un monument aux morts…

Le lendemain, la séance de travaux dirigés en  salle informatique a permis de vérifier combien ses recherches passionnaient ces jeunes gens qui découvraient pour beaucoup un arrière-arrière-grand-père, héros anonyme de la Grande Guerre, parfois victime du devoir et pour certains oubliés de l’histoire familial voire de la mémoire collective. En effet, pour quelques-uns, ces recherches ont mis en évidence que le nom du Poilu Mort pour la France n’ait été inscrit sur aucun monument aux morts.

Des élèves très vite passionnés par les éléments recueillis en quelques clics sur un ancêtre jusqu'alors inconnu

Des élèves très vite passionnés par les éléments recueillis en quelques clics sur un ancêtre jusqu’alors inconnu

De quoi encourager les élèves à faire des recherches approfondies et constituer un dossier de demande d’inscription au maire de la commune de naissance ou de dernier domicile du héros oublié. Et probablement également de valoriser ce travail de recherche en le présentant au brevet des collèges, dans le cadre d’un travail personnel à soutenir en mai prochain.

Un travail de mémoire concret, qui amène les jeunes générations à découvrir le sacrifice de nos aînés, d’autant plus touchant qu’il s’agit d’un ancêtre, qui les sensibilise au « Devoir de mémoire »… et leur fait découvrir également les actions du Souvenir Français en la matière.

 

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Le Souvenir Français honore la mémoire des soldats oubliés

Il est impressionnant de voir que dans chaque commune du Morbihan, si petite soit elle, un monument aux morts a été élevé pour honorer la mémoire d’un si grand nombre de morts pour la patrie. Et l’on pourrait croire qu’au vu du grand nombre de noms gravés dans la pierre, les listes sont complètes et bien à jour pour rendre hommage aux soldats « morts pour la France » (MPF) depuis1914 : guerre de 1939-1945, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie…

Or, pour des raisons qui ne sont pas toujours faciles à identifier, il s’avère que nombreux sont les « soldats oubliés ». Et si une ordonnance du 28 décembre 2015, transposée dans le Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, stipule en son article L515-1 que « Lorsque la mention «  Mort pour la France  » a été portée sur l’acte de décès […], l’inscription du nom du défunt sur le monument aux morts de sa commune de naissance ou du dernier domicile ou sur une stèle placée dans l’environnement immédiat de ce monument est obligatoire », force est de constater qu’il reste encore un certain travail à accomplir pour sortir de l’oubli ces malheureuses victimes du devoir.

La tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris

La tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris

C’est ainsi que quelques adhérents du comité Auray-Pluvigner du Souvenir Français, passionnés d’histoire et de généalogie, se sont engagés dans des recherches, souvent longues et parfois difficiles, pour retrouver les traces des héros oubliés. En effet, i faut pour cela croiser les fichiers dans les archives ouvertes – Mémoire des Hommes, état-civil et fiches matricules dans les archives du Morbihan ou d’autres départements -, mais aussi d’autres sites comme MemorialGenWeb, pour s’assurer que les Morts pour la France ont bien leur nom inscrit sur au moins un monument aux morts. Et dans la négative, entreprendre les démarches pour que l’hommage désormais prévu par la loi leur soit rendu.

À Plumergat, 14 « Morts pour la France » ne sont plus oubliés et 11 « Morts pour la Patrie » sont honorés

En 2018, M. Laurent Danibo, habitant de Plumergat et passionné d’histoire et de généalogie, découvre que l’un de ses aïeux, Mathurin Pierre Marie Léopold DANIBO, est mort au champ d’honneur dans les premiers jours de la 1ère guerre mondiale, mais aussi que son nom n’est pas gravé sur le monument aux morts de la commune comme celui des de 5 Plumergatais morts comme lui le 27 août 1914 (le jour le plus meurtrier de l’histoire de l’armée française : 25 000 tués et disparus !) et au même endroit, à Sailly-Saillisel dans la Somme.

 
La fiche « Mémoire des Hommes » de Mathurin DANIBO

La fiche « Mémoire des Hommes » de Mathurin DANIBO

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